Les actions en faveur de l'artisanat

Une convention pour un artisanat inscrit dans une démarche de développement durable
 

En septembre 2010, lors de la Foire de Béré, la Communauté de Communes a signé une convention de partenariat avec la Chambre de Métiers et de l'Artisanat pour accompagner les artisans dans leurs projets de développement. Les deux partenaires souhaitent encourager l’implication des entreprises artisanales dans la réalisation des engagements du Grenelle de l’Environnement et favoriser l’émergence de nouvelles activités.
 
Les artisans et notamment ceux du bâtiment sont prescripteurs de produits et matériels favorisant la maîtrise de l'énergie. En améliorant l’efficacité énergétique des entreprises artisanales, leur formation, leur création, leur reprise et les échanges,la convention renforcera le réseau local de professionnels capables d’expertiser, de conseiller et d’intervenir en matière d’économie d’énergie.
 
Améliorer l’efficacité énergétique des entreprises artisanales
Les  artisans sont sensibiliser pour qu'ils s'engagent dans un diagnostic des consommations d'énergie au sein de leur entreprise afin de les réduire, et améliorer ainsi leur performance économique.Dans ce cadre, la Chambre des Métiers et de l’Artisanat et la Communauté de Communes conduisent des actions de sensibilisation auprès des entreprises artisanales. C'est lors des journées des Métiers Verts organisées à la Maison de l'Innovation, de l'Habitat et du Développement Durable les 31 mars et 1er avril dernier que les partenaires ont organisé un atelier éco-forum de sensibilisation au dispositif Formation aux Economies d’Energie des entreprises et artisans du Bâtiment (FEE Bât).
 
Accompagner les démarches de certification  environnementale
Les artisans sont également incités à se former pour obtenir le label éco artisan, marque de la Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), qui distingue et valorise les artisans du bâtiment engagés dans l'amélioration des performances thermiques des bâtiments.  
 
Favoriser le maintien, la mutation et la création d’activités artisanales
C'est la Chambre de Métiers et de l’Artisanat assure la fonction de guichet unique au profit de chacune des 19 communes, dans les projets de rachat de fonds de commerce et la constitution des dossiers de demande de financement. Une enquête auprès des entreprises artisanales locales sur leurs besoins en immobilier est actuellement en cours d'élaboration sur nos 19 communes.
 
Développer des actions communes d’information des entreprises artisanales
En co-organisateurs, la Communauté de Communes et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Loire-Atlantique, se proposent de mettre en œuvre sur l’année, un rendez-vous de l’économie par trimestre sur différents thèmes. Le programme annuel des rendez-vous est défini en commun et communiqué à l’ensemble des artisans du territoire castelbriantais. Ces rendez-vous seront organisés au sein des locaux de la Maison de l’Innovation, de l’Habitat et du Développement Durable.

Rencontre avec la Chambre de Métiers et de l'Artisanat de Loire-Atlantique

L’activité artisanale est en France et également dans notre territoire, un acteur économique de premier plan, comment la voyez-vous évoluer dans les prochaines années ?

Aujourd’hui, la Chambre de Métiers et de l’Artisanat répartie les entreprises artisanales selon trois niveaux d’organisation :
-          Les métiers destinant leurs produits et services aux particuliers tels que les secteurs de la coiffure, de l’esthétique, les taxis,  les activités de réparation …
-          Les métiers destinant leurs produits et services aux entreprises (imprimerie, sous-traitance…)
-          Les métiers destinant leurs produits et services aux ménages et aux entreprises : la construction.
Au cours des prochaines années, en ce qui concerne le secteur des services aux particuliers, il va continuer à évoluer. De plus, des métiers comme la coiffure ou l’esthétique ont une image positive auprès de la jeune population, ce qui encourage les vocations. Des secteurs tels que la cordonnerie, pressing, ébénisterie se font plus « rares », dû aux changements de comportements comme acheter moins cher et jeter sans effectuer de réparation. Le coût de ces prestations entraine également une chute de fréquentation de ces services. Globalement, et par rapport aux comportements des français aujourd’hui les services se développent de façon plus ou moins positive selon leurs objectifs originels.

 

En ce qui concerne le second secteur, les métiers destinant leurs produits et services aux entreprises, il devrait continuer à évoluer favorablement, à condition d’être toujours plus compétitif et innovant. Cependant, au regard de la conjoncture économique de ces dernières années, associée à un marché très concurrentiel, une veille doit se former. C’est le cas, sur le secteur de Châteaubriant avec « Métalogik », une initiative mise en place pour promouvoir le secteur de la métallurgie, et le faire connaître ou reconnaître auprès des jeunes.
Au niveau de la Communauté de Communes du Castelbriantais, la vitalité du tissu économique demeure dynamique et suit une progression stable et continue.
 
Lesmétiers liés à la construction, au bâtiment, qui concerne 45 % d’établissements sur le Pays de Châteaubriant vont continuer à évoluer et notamment sur le territoire castelbriantais. L’arrivée du tram train, le prix des constructions sur Nantes et sa périphérie vont encourager les populations à plus de mobilité qui sera facilité par les services en voie de développement.

 

 La Communauté de Communes a souhaité avec vous s’engager auprès des artisans pour les accompagner dans les mutations à venir notamment autour des enjeux du Grenelle de l’Environnement. Quels sont vos objectifs ?
 

Il faut souligner que le domaine de la construction est en pleine mutation, il va devoir répondre à toujours plus de nouvelles exigences, son adaptation va être cruciale au cours des prochaines années. Ces mutations dû notamment au Grenelle de l’Environnement encourage les artisans à utiliser de nouveaux matériaux, plus écologiques. A plus ou moins long terme, le secteur du bâtiment va être confronté à une possible industrialisation des activités comme le secteur des maisons à ossature bois. Afin d’avoir un maximum de rentabilité, de gains de temps et pour limiter ses coûts, l’artisan va devoir s’adapter à cette nouvelle donne tout en répondant aux enjeux des nouvelles réglementations comme la reconnaissance BBC (maison à basse consommation) pour les constructions à réaliser.
Également, en terme de respect des normes, de nouvelles réglementations, l’enjeu va être la formation des artisans de la construction (électricien, plombier, menuisier-charpentier…). La réglementation technique du Centre Régional Technique du Bâtiment va lancer en 2012 les nouvelles normes issues du Grenelle de l’Environnement. Le rôle des chefs d’entreprises va être décisif et leur formation indispensable pour mener à bien ces adaptations quotidiennes liées à l’exercice de leur métier.
La Chambre de Métiers et de l’Artisanat, a dans le cadre de la convention menée avec la Communauté de Communes, l’objectif d’accompagner et de sensibiliser les artisans  à mieux gérer leurs consommations d’énergie. Une étude expérimentale va être menée pour intervenir auprès des artisans avec l’aide des artisans labellisés ÉCO-ARTISAN, des diagnostics – conseils pour diminuer les coûts de la structure, aménager de façon optimale l’espace de travail et au-delà devenir peut-être soi-même ÉCO-ARTISAN.

 
Le commerce de proximité est vital  dans notre territoire, quels axes de développement préconisez-vous ?

C’est pourquoi aujourd’hui un développement des circuits courts d’approvisionnement pourrait être engagé entre les agriculteurs, des détaillants qui achemineraient vers le client ou encore des marchés de proximité.Le développement de ces commerces de proximité est un axe essentiel de la convention signée entre la Communauté de Communes et la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Les commerces de proximité connaissent selon leurs activités, des déclins. Pour exemple, on peut citer le cas des bouchers-charcutiers qui disparaissent petit à petit au sein des petites communes dites plus rurales, du notamment au développement de la grande distribution, à la mobilité de la population qui à tendance à consommer sur son lieu de travail plutôt que sur son lieu d’habitation. Ce déclin est lié au développement du secteur agroalimentaire et notamment les grandes surfaces et surtout une image assez négative qui est renvoyée du métier en lui-même. On peut mettre en adéquation ces comportements avec le fait qu’un coiffeur au sein d’une petite commune peut plus facilement subsister, par sa proximité avec la clientèle, une population vieillissante qui peut accéder à des services sur place.

 

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